L'Histoire d'Évreux

1831 - 1833

L'Histoire d'Évreux où l'on verra entre autres...
Que le pharmacien Boutigny met au point un chocolat antiphlogistique pour ses patients.

< >

logo

Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1831


En 1831

La ville d'Évreux compte 9 963 habitants, soit 235 de plus qu'en 1821.


La même année (1831)

Le vicomte de Toustain-Richebourg serait nommé receveur général du département de l’Eure, à Évreux.


La même année

La saignée pratiquée par le docteur Thouret-Nauroy sur M. Guigne, habitant d'Évreux, provoque le sectionnement de l'artère humérale et oblige M. Chouippe, officier de santé, à l'amputer de son bras droit.


La même année (1831)

Louis-Henri Delarue est nommé juge au tribunal de commerce d’Évreux.


La même année (1831)

Natif de la ville et futur enseignant emblématique de l'Université de Lausanne de 1870 à 1892, l'économiste Léon Walras est nommé professeur de rhétorique au lycée d'Évreux.

Photo

Léon Walras
© International Walras Association
Voir Mentions légales


En janvier 1831

Après des négociations mouvementées, les magistrats du tribunal d’Évreux choisissent de s'abonner à la Gazette de France, organe de presse que certains électeurs de l'arrondissement d'Évreux jugent pourtant trop politique et, de surcroît, ouvertement hostile à la politique de Louis-Philippe Ier.


Le 31 janvier 1831

Second mariage à Évreux de Pierre-Nicolas L'Hopital, futur maire de 1833 à 1848, avec Louise Gabrielle Du Meilet, fille d'Alexandre-Antoine Du Meilet (ou Dumeilet), maire de 1816 à 1820 et depuis 1830, et député de l'Eure de 1817 à 1820 et depuis 1827.


En mars 1831

Le comité polonais d’Évreux et l’artillerie de la garde nationale contribuent respectivement à hauteur de 500 et 106 francs à la souscription nationale présidée par le général de division Gilbert du Motier de La Fayette, qui s'est donné pour mission de soutenir l’insurrection polonaise face à l’hégémonie territoriale russe.


Le 26 mars 1831

Le préfet Antoine Passy institue un conseil central de salubrité à Évreux, pour contrecarrer l'avancée du choléra dont la deuxième pandémie est apparue aux portes de l'Europe en 1831.


Le 13 avril 1831

Un premier cas de choléra fait son apparition à Évreux : il s'agit d'une femme âgée de 60 ans, malade depuis plusieurs années, que tous les médecins de la ville s'empressent d'aller visiter.


Le 26 avril 1831

Fils du contre-amiral François Cyprien Antoine Lieudé de Sepmanville, qui fut maire d'Évreux de 1812 à 1815, François Amédée Lieudé de Sepmanville honore ce qu’il croit être son dernier service dans la garde nationale d’Évreux. Une procédure judiciaire sera ultérieurement lancée contre lui, après son refus de participer à une nouvelle période d’exercice.


En mai 1831

Le docteur François Fortin est appelé en urgence à Fauville où il traitera, avec succès, pas moins de 21 cas de rougeole grâce à la méthode dite « de Belladonne ».


Le 14 mai 1831

Depuis la réapparition du choléra, la ville d'Évreux et ses hameaux comptent 32 malades mais aucun décès, à la différence des arrondissements de Louviers et Gisors qui comptent respectivement 33 et 63 morts.


Le 15 mai 1831

La Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure tient une réunion publique dans la grande salle de la bibliothèque du jardin botanique (actuel parc François-Mitterrand).


Le 20 mai 1831

Devant un arc de triomphe élevé en son honneur à l’entrée de Louviers, le roi Louis-Philippe Ier passe en revue près de 7 000 hommes composant différentes gardes nationales euroises, dont celle d’Évreux.


Le 1er juin 1831

Substitut du procureur du roi à Louviers, Gustave Rouland est muté à Évreux. Procureur général près la cour d'appel de Paris en 1853, il sera notamment ministre de l'Instruction publique et des Cultes en 1856, président du Conseil d'État en 1863, gouverneur de la Banque de France en 1864, procureur général près la Cour des comptes en 1871 puis vice-président du Sénat en 1876.


Le 11 juin 1831

Le conseil de recensement de la garde nationale d'Évreux rejette catégoriquement la demande de radiation exprimée par François Amédée Lieudé de Sepmanville qui s'appuyait sur sa déclaration de changement d'adresse.


Le 21 juin 1831

Naissance à Évreux de Claude Antoine François Champion Letellier d'Orvilliers, capitaine au 1er régiment de chasseurs et chevalier de la Légion d'honneur.


Le 8 juillet 1831

Fils du contre-amiral François Cyprien Antoine Lieudé de Sepmanville, qui fut maire d'Évreux de 1812 à 1815, François Amédée Lieudé de Sepmanville fait appel de la décision du conseil de recensement de la garde nationale d'Évreux de rejeter sa demande de radiation des listes. L'affaire sera portée jusqu'à la Cour de cassation.


Le 10 juillet 1831

Jacques François Cocaigne est nommé juge suppléant au tribunal de première instance d'Évreux.


Le 11 juillet 1831

Victimes d’un cambriolage à leur domicile du hameau de La Madeleine, les époux Corbon soupçonnent assez rapidement Marie-Louise Ducaille, dite Louise Mèche, jeune fille démunie qu’ils avaient recueillie chez eux par hospitalité, et qui s'est depuis visiblement enfuie du côté de Dreux.


Le 14 juillet 1831

L’entrepreneur des transports militaires ne pouvant justifier leur destination exacte, deux pièces d’artillerie destinées à la garde nationale d’Évreux sont retenues par les services des douanes de la rue Chauchat, à Paris.


Le 8 août 1831

Rejettant sa déclaration de changement d'adresse, le conseil de discipline de la garde nationale d'Évreux condamne François Amédée Lieudé de Sepmanville, fils d'un ancien maire de la ville, pour ne s'être pas présenté à la convocation d'une nouvelle période d'exercice.


Le 27 août 1831

Passablement irrité par un article publié dans un récent numéro de L’Ami de la vérité, journal carliste de Caen, un lecteur ébroïcien adresse un courrier au Journal de Rouen, et entend rétablir la vérité sur l’insubordination supposée de sa ville envers les autorités :

Le correspondant de ce journal, parfaitement connu à Évreux par son dévoûment [sic] et par ses intrigues en faveur de la famille déchue, outrage la vérité lorsqu’il avance que le clergé a été dépouillé du droit de faire les apprêts de la fête funèbre du 27 juillet. (...) Ce journal ne compte pour abonnés, à Évreux, que le supérieur du séminaire et le vice-président du tribunal. La guerre civile ! Mais, sur dix mille habitans [sic] que renferme notre ville, on ne pourrait réunir de quoi former une escouade de légitimistes.


Le 20 septembre 1831

La voie ayant déjà été jugée insalubre en février 1825, le conseil municipal autorise les riverains à faire fermer, à leurs frais cependant, la ruelle Saint-Denis.


Le 6 octobre 1831

Naissance à Évreux de Gustave Hippolyte Rouland, trésorier général de l'Eure, directeur du personnel et du secrétariat général au ministère de l'Instruction publique et des Cultes, sénateur de la Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime), administrateur du Crédit foncier, membre de la Société des amis des arts du département de l'Eure et chevalier de la Légion d'honneur.

Photo

Hippolyte Rouland, sénateur de la Seine-Inférieure de 1892 à 1898
© Sénat
Voir Mentions légales


Le 13 octobre 1831

Sur la requête de François Amédée Lieudé de Sepmanville, fils du contre-amiral qui fut jadis maire d'Évreux, la Cour de cassation annule un jugement rendu par le conseil de discipline de la garde nationale d'Évreux, lequel l'avait condamné pour n'avoir pas honoré une période d'exercices dans ladite garde.


Le 20 octobre 1831

Sur demande du procureur du roi près le tribunal de première instance d’Évreux, un règlement de juges intervient dans un conflit opposant les tribunaux de cette première ville et celui de Dreux dans l’affaire de Marie-Louise Ducaille, dite Louise Mèche, jeune femme accusée d’avoir commis un vol par effraction au domicile des époux Corbon, au hameau de La Madeleine.


Le 29 novembre 1831

Les habitants d'Évreux sont désormais tenus, sous peine d'amende, d'entretenir la plus grande propreté de l'intérieur et des abords de leur domicile.


Le 31 décembre 1831

Ce sont précisément 98 personnes qui auront été jugées en 1831 par la cour d'assises de l'Eure, siégeant à Évreux.

1832


En 1832

Une commission mixte en charge de la surveillance et de l'administration du jardin botanique, des serres et de la bibliothèque est créée.


La même année (1832)

Appuyés par des observations trigonométriques qui lui ont été communiquées, des calculs réalisés par la Société libre de l'Eure permettent de mesurer précisément l'altitude du rez-de-chaussée de la préfecture d'Évreux à 71,63 mètres au-dessus du niveau de la mer.


La même année (1832)

Médecin à Saint-André (actuel Saint-André-de-l'Eure) et futur missionnaire spiritain qui sera béatifié par le pape Jean-Paul II en 1979, Jacques-Désiré Laval est si troublé par l’amour qu’il porte à sa cousine Marguerite Buffet, alors qu'il se sent destiné à la prêtrise, qu’il retourne au séminaire d’Évreux pour se confesser. Le professeur de morale qui le rencontre le dirige vers la cathédrale où il ne se rendra finalement pas.


La même année (1832)

Ancien professeur de rhétorique puis principal du collège d'Évreux, Théodore Del'homme (ou Delhomme) démissionne de ses fonctions qu'il occupait depuis 1828.


La même année (1832)

Malgré un engagement pris auprès de l'évêque Jean-Baptiste Bourlier en 1822, la ville d'Évreux cesse de rétribuer les religieux chargés de l’instruction des enfants à l'école chrétienne de la Charité.


La même année (1832)

Préfet de l'Eure depuis deux ans, le géologue et botaniste Antoine Passy est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure, qui sera reconnue d'utilité publique en juin.


La même année (1832)

Dirigée par le libéral Louis-Arsène Meunier, pédagogue proche du préfet Antoine Passy, l'école normale d'instituteurs de la rue de Gasville (actuelle rue Georges-Bernard) ouvre ses portes.


Le 17 février 1832

Le conseil municipal étudie la possibilité d'ouvrir la place du Château (actuelle place du Général-de-Gaulle) sur la rue de l'Horloge.


Le 30 mars 1832

Le conseil municipal adopte les plans d'alignement et le projet de M. Alline d'ouvrir sur ses terres la rue éponyme, face au cimetière des Quatre-Acres (actuel cimetière Saint-Louis) et débouchant sur la route de Paris.


Le 6 avril 1832

Six nouveaux cas de choléra sont déclarés à Évreux, portant les chiffres à 41 malades et 17 morts dans le département de l'Eure depuis l'apparition de la deuxième pandémie.


Le 7 avril 1832

Futur curé de Daubeuf (actuel Daubeuf-la-Campagne), Alexandre François Fournier est ordonné prêtre à Évreux.


Le 20 avril 1832

La rue de Gasville retrouve son nom historique de « rue Villaine » (actuelle rue Georges-Bernard).


Le 27 avril 1832

Substitut du procureur du roi à Évreux depuis septembre 1830, Alphonse Pierre de Borville démissionne de ses fonctions.


Le même jour (27.4.1832)

Substitut du procureur du roi à Bernay, Jean Pierre Bôné est muté au tribunal de première instance d'Évreux en remplacement d'Alphonse Pierre de Borville, démissionnaire.


Fin avril 1832

Impliqué dans la lutte contre la propagation du choléra, Pierre Hippolyte Boutigny, chimiste et pharmacien à Évreux, fait parvenir à la section permanente de la Commission centrale de salubrité une caisse de son chocolat antiphlogistique qu'il juge potentiellement efficace dans le traitement des malades.


En mai 1832

Chimiste et pharmacien à Évreux, Pierre Hippolyte Boutigny procède à l'analyse régulière des eaux de l'Iton au niveau de la rue de la Rochette, par son procédé anti-cholérique, et s'interroge sur son efficacité.


Le même mois (5.1832)

Afin d'éviter la propagation du choléra, déclaré depuis l'année précédente dans le département, des pompes sont installées à tous les puits que compte la ville.


Le 5 mai 1832

L'arrondissement d'Évreux compte deux nouveaux cas de choléra, tandis que celui des Andelys en déplore onze nouveaux ainsi que quatre décès. Le bilan de ces deux arrondissements est désormais porté à 95 malades et 43 décès.


Le 25 mai 1832

Le conseil municipal renouvelle la location du pré du Bel-Ébat, propriété de M. Huet, malgré l'augmentation du loyer qui passe de 400 à 500 francs.


Le 7 juin 1832

Un tombeau en pierre contenant un squelette, des pièces de monnaie et quelques fragments d'objets sont mis au jour par un ouvrier sur le terrain de M. Vincent, du côté de l'église Saint-Aquilin.


Le 8 juin 1832

La Société d'agriculture, sciences, arts et belles lettres du département de l'Eure tient en fin d'après-midi sa séance publique dans l'amphithéâtre du jardin botanique (actuel parc François-Mitterrand).


Le 11 juin 1832

Fondée en 1798 et plus ancienne société savante du département en 2021, la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure est reconnue d'utilité publique par ordonnance du roi Louis-Philippe Ier, signée depuis le palais des Tuileries à Paris.

Photo

Estampe de CHarles Motte représentant le roi Louis-Philippe Ier, roi des Français
© BNF-Gallica, département Estampes et photographie, Rés. QB-370(92)-FT4
Domaine public


En juillet 1832

Fils de feu Michel-Guillaume Dureau de la Buffardière qui fut maire de 1800 à 1812, Arsène (?) de La Buffardière est assigné en justice pour s'être promené, dans les rues d'Évreux, un ruban vert brodé de soie porté en sautoir, et arborant mystérieusement un lys, la lettre H et le chiffre romain V.


Le 19 juillet 1832

Le bulletin sanitaire du département de l'Eure présente les dernières statistiques officielles sur le retour de la pandémie de choléra : on y constate 93 malades et 49 morts pour Évreux, 368 malades et 175 morts pour les Andelys, 88 malades et 53 morts pour Bernay, 348 malades et 100 morts pour Louviers, et 101 malades et 61 morts pour Pont-Audemer.


Le 13 septembre 1832

Des membres de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure fondent l'Académie ébroïcienne au 4 rue de l'Échiquier. Cette nouvelle société se spécialisera en littérature et publiera un bulletin mensuel vendu 3 francs.


Le 7 octobre 1832

Naissance au domicile de ses parents situé rue Joséphine de Paul Méry de Bellegarde, capitaine au 1er bataillon de la garde mobile de l'Eure pendant la Guerre franco-allemande de 1870, maire de Berthenonville (actuel Vexin-sur-Epte) et chevalier de la Légion d'honneur.


Le 8 octobre 1832

La Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure accorde une médaille d'argent à M. Hébert pour les cours de sciences physiques qu'il dispense à Évreux. Casimir-Jules d'Abancourt, quant à lui, reçoit la même distinction pour ses cours d'anatomie.


Le 16 octobre 1832

Condamnés à mort pour assassinat par la cour d'assises de l'Eure, Denis-Augustin Deslandes, sans métier connu, et Louis Jean Nicolas Jérôme Legay, marchand d'oignons, sont guillotinés en début d'après-midi sur la place du Grand-Carrefour. Après cette exécution publique, le commissaire de police Pierre Delamarre et le serrurier Jacques-Denis Philippe se présentent au service d'état-civil en qualité de témoins.


Le 5 novembre 1832

Pierre François Benoni Jouen démissionne des fonctions de juge de paix pour le canton d'Évreux-Nord qu'il occupait depuis avril 1823.


Le même jour (5.11.1832)

Maurice Hébert est nommé juge de paix pour le canton d'Évreux-Nord en remplacement de Pierre François Benoni Jouen, démissionnaire.


Le 8 novembre 1832

La Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure propose désormais, chaque jeudi à dix heures du matin, un cours de sciences physiques dispensé par M. Descombes, dans l'amphithéâtre du jardin botanique (actuel parc François-Mitterrand).


Le même jour (8.11.1832)

La Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure propose désormais, chaque jeudi à onze heures du matin, un cours de chimie dispensé par Gervais Adrien Blavette, régent de physique et de mathématiques au collège d'Evreux, dans l'amphithéâtre du jardin botanique (actuel parc François-Mitterrand).


Le 11 novembre 1832

La Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure propose désormais, chaque dimanche à onze heures du matin, un cours d'anatomie générale dispensé par le docteur François Fortin, dans l'amphithéâtre du jardin botanique (actuel parc François-Mitterrand).


Le 24 novembre 1832

Naissance à Évreux d'Alfred Avisse, organiste et compositeur de plusieurs pièces pour piano comme Vous vieillirez enfants ou Le Vieux Soldat.


Le 2 décembre 1832

La Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure propose désormais, chaque dimanche à une heure de l'après-midi, un cours d'économie politique dispensé par Léon Walras, professeur de rhétorique au lycée et futur figure de l'Université de Lausanne, dans l'amphithéâtre du jardin botanique (actuel parc François-Mitterrand).


Le 31 décembre 1832

Ce sont précisément 124 personnes qui auront été jugées en 1832 par la cour d'assises de l'Eure, siégeant à Évreux.

1833


Le 20 janvier 1833

Revue pittoresque et musicale, le Journal des artistes et des amateurs publie un reportage détaillé mais taquin sur la ville d'Évreux :

Il n'existe à Évreux, chef lieu du département de l'Eure, que deux peintres, dont l'un, M. Lécuier, n'est point originaire du département. Ami zélé des arts, il fait tous ses efforts pour en répandre le goût autour de lui. L'indifférence des habitans [sic] d'Évreux s'étend même sur leur spectacle ; il n'est pas suivi (...)


Le 25 février 1833

Le conseil municipal vote l'élargissement de la rue du Château.


Le 20 avril 1833

La foire de Saint-Joseph se tient à Évreux.


Le 15 mai 1833

Le conseil municipal décide d'adresser des remerciements à la famille de M. Dubais, jadis drapier à Évreux, pour la cession gratuite d'un terrain, qui permettra d'ouvrir une voie (actuelle rue Dubais) faisant la jonction entre la rue de la Préfecture et celle des Murs-Saint-Jean (actuelle rue Victor-Hugo).


Le 31 mai 1833

Naissance au domicile de ses parents situé rue du Parvis-Notre-Dame d'Abel Paul Charles Joyant, ingénieur en chef de la Compagnie des chemins de fer de l'Est, directeur de la 6e section technique d'ouvriers des chemins de fer de campagne et officier de la Légion d'honneur.


Le 5 juin 1833

Point déjà évoqué en 1807, le conseil municipal abandonne définitivement le projet de prolonger en ligne droite la rue du Meilet.


Le 7 juillet 1833

Substitut du procureur du roi à Yvetot en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime), Antoine Guillemard est muté auprès du tribunal de première instance d'Évreux.


Le 9 juillet 1833

Le Journal de Rouen fait paraître une annonce de M. Goulliart, avoué à Évreux :

À vendre, le mardi 9 juillet 1833, à midi précis, en l'étude et par le ministère de Me Péclet, notaire à Évreux, y demeurant, rue de l'Horloge, en deux lots, qui pourront être réunis, une partie de la forêt d'Évreux (Eure). Le premier lot contient environ 300 hectares 75 ares (598 arpens 64 perches) ; il est divisé en seize ventes, coupes ou exploitations. Mise à prix 210,000 fr.
Le deuxième lot contient environ 229 hectares 45 ares (449 arpens 28 perches) ; il est divisé en dix ventes, coupes ou exploitations, sur l'une desquelles existe un corps de bâtiment connu sous le nom de Loge-du-Garde. Mise à prix, 150.000 fr. S'adresser pour avoir des renseignemens [sic], 1° à Me Goulliart, avoué poursuivant la vente, demeurant à Évreux, rue Saint-Léger, n°15 ; 2° A Me Sauval, avoué, présent à la vente, demeurant à Évreux, rue de la Petite-Cité, n°15 ; 3° Me Péclet, notaire à Évreux, y demeurant, rue de l'Horloge ; Et 4° à M. Louis, inspecteur de la forêt d'Évreux, demeurant à Évreux, rue Vilaine, n°14. »


Le 16 juillet 1833

La foire de Saint-Éterne, en l'honneur de l'évêque du VIe siècle, se tient à Évreux.


Le 11 août 1833

Manifestation emblématique et multiséculaire en l'honneur de l'évangélisateur historique de l'Évrecin, la foire de Saint-Taurin se déroule sur huit jours.


Le 17 août 1833

Naissance au domicile de ses parents situé rue de l'Horloge de Charles Auguste Cellarié, capitaine au 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique, major au 16e régiment de ligne, décoré des médailles commémoratives de Crimée et du Mexique, titulaire de la médaille coloniale, officier du Nicham Iftikar en 1883 et officier de la Légion d'honneur en 1886.


Le 26 août 1833

Quelques mois après sa venue à Louviers, le roi Louis-Philippe Ier entame son voyage officiel en Normandie par la ville d'Évreux.


Le 24 septembre 1833

Condamné à mort pour l'assassinat avec strangulation par préméditation de son épouse, à leur domicile de Vernon, Jean-Baptiste Dejors adresse calmement quelques mots à la foule avant d'être guillotiné sur la place du Grand-Carrefour.


Fin septembre 1833

Un nouveau tombeau en pierre contenant les restes d'un squelette parsemé de débris de poteries gallo-romaines est mis au jour près de l'église Saint-Aquilin d'Évreux.


Le 6 octobre 1833

Mort à Évreux d'Alexandre-Antoine Du Meilet (ou Dumeilet), figure républicaine, maire d'Évreux de 1816 à 1820 et de nouveau depuis 1830, député de l'Eure de 1817 à 1820 et de nouveau depuis 1827, et chevalier de la Légion d'honneur :

L'An mil huit cent trente trois, le sept Octobre dix heures du matin, à Évreux, en l'hôtel de ville, devant nous soussigné, Olivier Del'homme, adjoint remplissant les fonctions d'officier public de l'État civil en vertu de la délégation spéciale de Monsieur le maire, sont comparus, Messieurs Louis Dominique Corneille-Dehaumont, Président du tribunal de commerce, adjoint au Maire, chevalier de la Légion d'honneur, âgé de cinquante sept ans et alexandre Del'homme, juge au tribunal civil d'Évreux, âgé de trente neuf ans, demeurant tous deux en cette ville, Rues Chartraine et de la Petite cité ; lesquels nous ont déclaré que Monsieur alexandre antoine du Meilet, Membre de la chambre des Députés et du conseil général du département de l'Eure, chevalier de Saint-Louis, officier de la légion d'honneur, Maire de la ville d'Évreux, né en cette ville ci-devant paroisse Saint Denis, le premier octobre Mil sept [cent] soixante douze, fils de Monsieur Jean Pierre du Meilet et de Madame Éléonore françoise geneviève Ruault, Époux de Madame Louise françoise de Lafaye, est décédé en son domicile rue du charriot ce jourd'hui à cinq heures du matin.
D'après cette déclaration et après nous être assuré du dit décès, nous avons rédigé le présent acte que les témoins ont signé lecture faite. Corneille Dehaumont. A. Del'homme. O. Del'homme.


Le 7 novembre 1833

Représentant la ville d'Évreux, le premier collège d'électeurs de l'Eure élit Narcisse-Achille de Salvandy avec 177 voix, contre 158 à Achille Libéral Treilhard, ancien préfet furtif de la Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime).


Le 13 novembre 1833

Archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux et membre du conseil de fabrique, Louis-Charles Féron est nommé évêque de Clermont.


Le 14 novembre 1833

Le conseil municipal décide de donner le nom de « rue Dubais » à la nouvelle voie ouverte sur un terrain gracieusement donné par la famille du drapier du même nom.

Photo

Plaque de la rue Dubais
© ND / evreux-histoire.com
Libre de droits avec mention du site


Le 18 novembre 1833

Substitut du procureur du roi auprès du tribunal de première instance d'Évreux depuis avril 1832, Jean Pierre Bôné est promu procureur à Neufchâtel (actuel Neufchâtel-en-Braye) en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime).


Le 10 décembre 1833

Substitut du procureur du roi à Bernay, Antoine Georges Blanche est muté au tribunal de première instance d'Évreux en remplacement de Jean Pierre Bôné.


Le 31 décembre 1833

Caporal au 25e régiment d'infanterie de ligne, en déplacement (?) à Évreux, Joseph Petit est violemment percuté par un cabriolet roulant trop proche du bas-côté, puis poursuivant sa route sans réaliser l'accident. Il s'en sortira avec un bras cassé.


Le même jour (31.12.1833)

L'arrondissement d'Évreux compte 347 cas d'exemptions au service militaire en 1833, parmi lesquels 267 pour défaut de taille et infirmité diverses ; neuf pour des aînés d'orphelins ou de deux frères inclus dans le même tirage au sort de la conscription ; trente-neuf pour fils ou petits-fils de veuves ; deux pour des puînés de frères aveugles ou impotents ; dix-neuf pour des frères de militaires ou marins ; et six pour des frères de militaires morts en service.


Le même jour (31.12.1833)

Depuis le début de l'année, la halle aux grains d'Évreux aura vendu pour 29 896 hectolitres de froment, 3 284 hectolitres de méteil, 264 hectolitres de seigle, 2 088 hectolitres d'orge et 9 572 hectolitres d'avoine.


Le même jour (31.12.1833)

Ce sont précisément 106 personnes qui auront été jugées en 1833 par la cour d'assises de l'Eure, siégeant à Évreux.

< avant après>