L'Histoire d'Évreux

1883 - 1884

L'Histoire d'Évreux où l'on verra, entre autres, qu'un employé de la Banque de France de Clermont-Ferrand est arrêté à Évreux avec sa maîtresse.

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Les événements fondateurs, les petites et grandes péripéties de la ville, les personnages marquants, les anecdotes diverses, les informations les plus variées...

1883


En 1883
L'avocat Henri Alphonse Ducy est élu maire d'Évreux.

La même année
Sénateur et président du conseil général de l'Eure, Augustin Pouyer-Quertier est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure et succède à Jules Barrême.

La même année
Auparavant situé rue de l'Horloge, l'imposant Institut Saint-François de Sales est inauguré en bordure de l'ancienne ligne de chemin de fer, sur un terrain acheté par Monseigneur Boilleau, évêque d'Évreux.
Photo

L'école libre de Saint-François-de-Sales sur les hauteurs sud de la ville d'Évreux
© Archives municipales d'Évreux, CPA 5Fi 376
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La même année
Une nouvelle extension est décidée sur l'école communale de la rue aux Bouchers grâce à l'annexion de l'école maternelle, transférée de l'autre côté de la rue.

La même année
Notamment formé par Léon Bonnat à l'École des beaux-arts de Paris, le peintre Charles Clément Denet retourne dans sa ville natale et s'installe au 38 de la rue du Faubourg Saint-Léger (actuelle rue du Maréchal-Joffre).

Le 15 janvier 1883
Mariage à Évreux du peintre ébroïcien Charles Clément Denet avec Marie Jeanne Julie Bourdon.

Le 19 janvier 1883
Déjà avancé en octobre 1878, le conseil municipal relance le projet d'établissement d'un marché couvert entre la rue Chartraine prolongée et la rue du Duc-de-Bouillon, et souhaite un démarrage imminent du chantier.

Le 23 janvier 1883
Plusieurs propriétaires et habitants de la partie nord de la ville adressent au maire une pétition au maire relative aux inondations de l'Iton.

Le 12 février 1883
Un décret préfectoral permet l'ouverture de la prolongation de la rue Chartraine jusqu'à la rue aux Bouchers, actuelle rue Isambard.

Le 19 février 1883
Obsèques en l'église Saint-Taurin d'Évreux du colonel Duchêne, ancien commandant du 5e régiment de dragons pendant la guerre franco-allemande de 1870 et vétéran des opérations en Algérie.

Le même jour
Albert Hippolyte Auger est nommé juge suppléant au tribunal de première instance d'Évreux.

Le 29 février 1883
Futur maire de la commune, Henry Édouard Féray devient deuxième adjoint au maire d'Évreux.

Le 2 mars 1883
Le général de brigade Olivier Amable Charles de Quélen est nommé commandant de la brigade de cavalerie du 3e corps d'armée et des subdivisions de Bernay et d'Évreux en remplacement du général Augey-Dufresse, nommé au ministère de la Guerre à Paris.

Le 17 mars 1883
Dans sa rubrique intitulée « Évreux historique », le Journal d'Évreux publie un article sur Jean Casimir, roi de Pologne devenu abbé de Saint-Taurin en 1669.

Le même jour
L'hebdomadaire Journal d'Évreux et du département de l'Eure met en vente son premier numéro. Il cessera toute parution une soixantaine d'années après.

Le 24 mars 1883
Dans sa rubrique intitulée « Évreux historique », le Journal d'Évreux publie un article sur la condamnation en 1747 d'un médecin par le bailliage criminel d'Évreux.

Le 14 avril 1883
Dans sa rubrique intitulée « Évreux historique », le Journal d'Évreux publie un article sur un conseil de famille en 1725 qui réunit les proches parents de l'exécuteur des sentences criminelles du bailliage.

Le 19 avril 1883
Adjudication des travaux de démolition de l'ancien hôtel de La Belle Épine, permettant les travaux de la rue Chartraine dite « prolongée ».

Le 24 avril 1883
Juge de paix du canton d'Évreux-Sud depuis mai 1879, Guillaume Léon Lhomme est muté au Havre en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime).

Le même jour
Juge de paix aux Andelys, Léopold Aristide Foucher est muté au canton d'Évreux-Sud en remplacement de Guillaume Léon Lhomme.

Le 5 mai 1883
Dans sa rubrique intitulée « Évreux historique », le Journal d'Évreux publie un article sur le passage de Napoléon Bonaparte dans la ville.

Le 12 mai 1883
La ville d'Évreux est le cadre de La Vie en rose, récit de A. Robida paraissant dans l'hebdomadaire La Caricature :
« Cette conversation avait lieu sous la marquise de la gare d'Évreux, au milieu des voyageurs attendant l'express pour Paris. À travers les groupes, parmi les tas de bagages roulés par les hommes d'équipe, MM. Chameroy et Lambilly se promenaient de long en large, la mine grave et préoccupée, sans un coup d'oeil pour la foule massée sur le quai, pour les voyageurs affairés, les gros bourgeois d'Évreux ou des environs (...) »

Le 1er juillet 1883
M. Radiguet remporte une médaille de bronze avec les thermomètres de son invention qu'il a présentés au concours agricole de Bernay.

Le 14 juillet 1883
Formation de l'Avenir ébroïcien par M. Dufaye, professeur de gymnastique sorti major de l'École normale militaire de gymnastique de Joinville.

Le 17 juillet 1883
Les sections ferroviaires d'Évreux à Glos-Montfort par Le Neubourg et Évreux-ville à Évreux-Navarre sont concédées par l'État à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest.

En août 1883
L'évêque d'Évreux nomme R.P. de Gabriac à la direction du collège Saint-François-de-Sales.

Le 19 août 1883
Les courses de l'hippodrome voient la victoire de Ninon à l'épreuve des pouliches, de Foe au Prix du Gouvernement, de Mystère au Prix de l'Agriculture, et de Zéro au Prix du Chemin de fer.

Le même jour
Juge suppléant au tribunal de première instance d'Évreux depuis le mois de février, Albert Hippolyte Auger est promu substitut du procureur de la République à Yvetot en Seine-Inférieure (Seine-Maritime).

Le 20 août 1883
Les courses de l'hippodrome voient la victoire de mademoiselle de Cabourg au Prix de la Ville, de Marguerite au Prix du Conseil général, de Derviche au Prix de la Société d'encouragement, de Lahire au Prix du Long-Buisson, de Tarare au Prix de la Société des steeple-chases de France, et de Zéron à l'épreuve de cross-country.

Le 24 août 1883
Le conseil municipal refuse le projet d'ouverture d'une rue pour le prolongement du boulevard du Jardin-Lévêque vers la rue Neuve-Saint-Sauveur (actuelle rue David).

Le 6 octobre 1883
Maître Alaboissette met en vente sur décision judiciaire la forêt de Pacy d'une superficie de 815 hectares pour un montant de 200 000 francs.

Le 20 octobre 1883
Juge au tribunal de première instance d'Évreux depuis octobre 1877, Albert Bouquelon fait valoir ses droits à la retraite.

Le même jour
Juge suppléant d'instruction à Avignon dans le Vaucluse, Daniel Charles Bouzanquet est nommé juge au tribunal de première instance d'Évreux.

Le 28 octobre 1883
Naissance à Paris ou Évreux de François Jean Charles Denet, fils du peintre ébroïcien Charles Clément Denet, chirurgien, médaillé de la Résistance française pour sa bravoure sous l'Occupation.

Le 29 octobre 1883
Mort à Tours de Denis-Alexandre Fléau, ancien préfet de l'Eure, ancien conseiller municipal et administrateur de la ville d'Évreux, avocat de la ville et ancien directeur du quotidien L'Union républicaine de l'Eure.

Début novembre 1883
Le comte de Birmingham fait un séjour à Évreux.

Le 1er novembre 1883
Toussaint Lassale est embauché par l'asile d'aliénés d'Évreux au poste de dépensier.

Le 6 novembre 1883
Sous-intendant militaire de 2e classe à Carcassonne dans l'Aude, M. Padovani est muté aux mêmes fonctions à l’intendance de la garnison d’Évreux.

Le 13 novembre 1883
Substitut puis juge d'instruction à Yvetot en Seine-Inférieure (actuelle Seine-Maritime), Albert Hippolyte Auger retrouve une seconde fois Évreux où il a été nommé substitut.

Le 21 novembre 1883
MM. Leroy et Semelaine, vagabonds de leur état, sortis la veille de la prison d'Évreux, s'introduisent en escaladant les murs dans le couvent des Carmélites et blessent sérieusement deux religieuses.

Le 7 décembre 1883
Naissance à Ivry-la-Bataille dans l'Eure de Georges Bernard, titulaire de la Croix de guerre 1914-1918, président du comité départemental de libération de l'Eure, titulaire de la médaille de la Résistance française, Conseiller général du canton de Saint-Georges-du-Vièvre, cofondateur de l'Évreux Athletic Club et de l'Aéroclub de l'Eure, sénateur de l'Eure, président de la commission des boissons du Conseil de la République, et maire d'Évreux de 1944 à 1945 et de 1947 à 1953.

Le 8 décembre 1883
Au petit matin, alors qu'il fait encore nuit à Levallois, des ouvriers de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest découvrent sur leur chantier une femme étendue avec ses deux enfants, recroquevillés sous des manteaux. Félicie Moreau, journalière ébroïcienne sans le sou, et ses enfants sont emmenés chez un marchand de vin qui leur donne à manger. Les ouvriers d'une usine voisine collectent également 27 francs à leur attention.

Le 14 décembre 1883
Soupçonnée d'être impliquée dans le meurtre de la veuve Dupont domiciliée rue des Carrières au Neubourg, la jeune Ebroïcienne Louise Lamble est arrêtée par la gendarmerie tandis qu'elle nie et rejette la responsabilité sur une certaine Pauline Parisy.

Le 31 décembre 1883
Depuis le premier jour de l'année, ce sont 65 personnes qui ont été jugées par la cour d'assises d'Évreux.

Le même jour
L'asile d'aliénés de Navarre compte à ce jour 616 pensionnaires dont 281 hommes et 335 femmes.

1884


En 1884
Membre du conseil général de l'Eure, Émile Hébert est élu président de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure et succède à Augustin Pouyer-Quertier.

La même année
Le pisciculteur du moulin d'Argence obtient de la ville d'Évreux qu'elle lui afferme le droit de pêche sur le terrain municipal située le long des abattoirs.
Photo

Les abattoirs du côté de la rue d'Argence sur une carte postale au début du XXe siècle
© Archives départementales de l'Eure, CPA 8Fi228
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La même année
Futur maire de la commune, Henry Édouard Féray est nommé président de la chambre consultative des arts et manufactures d'Évreux.

Le 11 janvier 1884
Constatant le bon état du corps d'Henry-Marie Boudon, archidiacre d'Évreux mort en 1702, l'évêque François Grolleau initie l'ouverture d'un procès en béatification.

Le 21 janvier 1884
Reconnu coupable de tentatives de meurtres, l'ancien marchand de cidre Désiré Royer est condamné à mort par la cour d'assises de l'Eure siégeant à Évreux.

Le 23 janvier 1884
Naissance à Évreux de Pierre Émile Marie Gaubert, médaillé de la Résistance française pour sa bravoure sous l'Occupation.

Le 1er février 1884
Ingénieur des ponts et chaussées, Henri-Urbain Cordier prend ses fonctions à Évreux d'ingénieur en chef du département de l'Eure et du service de construction des chemins de fer.

Le 16 mars 1884
Trouvée mourante, sous des fagots, dans un bois près de Saint-Sébastien-de-Morsent quelques jours auparavant, une femme hospitalisée à l'hôpital d'Évreux n'est toujours pas capable de décliner son identité et de dire ce qui lui est arrivé.

Le 17 mars 1884
Mort à Évreux de Pierre-Hippolyte Boutigny, chimiste, pharmacien, auteur de plusieurs publications scientifiques dont Du Chocolat, de sa fabrication, des moyens de reconnaître sa falsification, et de ses propriétés aliementaires et médicales, imprimé chez Ancelle fils en 1825.

Le 29 mars 1884
Naissance à Évreux d'Henri Émile Commandeur, polytechnicien, chef d'escadron à la commission d'expériences de Bourges et officier de la Légion d'honneur.

Le 31 mars 1884
La ville d'Évreux est mentionnée dans Lise Fleuron, feuilleton paraissant dans les pages du Figaro :
« Une heure avant d'arriver à Évreux, dans le compartiment de seconde qui l'emportait, il s'excitait à la tendresse, il se rappelait ses plus doux souvenirs d'enfance, et oubliait ses sept années de réclusion universitaire.

Le 10 avril 1884
La ville d'Évreux est mentionnée dans Lise Fleuron, feuilleton paraissant dans les pages du Figaro :
« Il se rappela les jours si tristes de son séjour à Évreux, l'affreuse soirée où il avait vu son père, dans le vieux Voltaire du tour de France, et son abattement morne, dissipé par cette apparition d'une petite fille blonde, qui était venue lui tendre la main, et qui l'avait arraché à sa détresse morale.

Le 12 avril 1884
Procureur de la République à Évreux, M. Pain est nommé conseiller à la cour de Rouen.

Le même jour
Procureur de la République à Lannion, M. Lelong est nommé au même poste à Évreux.

Le 13 avril 1884
La ville d'Évreux est mentionnée dans Lise Fleuron, feuilleton paraissant dans les pages du Figaro :
« Vous viendrez à Évreux : c'est une très jolie ville. »

Le 18 avril 1884
Trouvée mourante dans un bois près de Saint-Sébastien-de-Morsent et hospitalisée à l'hôpital d'Évreux depuis le 16 mars, une femme est enfin identifiée comme étant une certaine Marie Lebolle mais ne parvient toujours pas à donner le moindre renseignement utile à l'enquête.

Le 20 avril 1884
La ville d'Évreux est mentionnée dans Lise Fleuron, feuilleton paraissant dans les pages du Figaro :
« Lise conduirait sa mère à Évreux et viendrait retrouver Jean. »

Le 26 avril 1884
La ville d'Évreux est mentionnée dans Lise Fleuron, feuilleton paraissant dans les pages du Figaro :
« Tu étais-là ? dit la vieille femme en respirant avec soulagement. Elle avait cru tout d'abord que sa fille était sortie toute seule dans Évreux. »

Le 16 mai 1884
La ville d'Évreux est mentionnée dans Lise Fleuron, feuilleton paraissant dans les pages du Figaro :
« (...) elle restait immobile, écoutant Claude lui parler de leur enfance, du petit jardin d'Évreux, où ils avaient joué autrefois entre les bordures de buis. »

Le 5 juillet 1884
Symphorien Collignon prend la direction de l'hebdomadaire Journal d'Évreux et du département de l'Eure qu'il accompagnera jusqu'à l'été 1912.

Le 25 août 1884
Le conseil municipal adopte le principe de la création d'une rue, future rue des Tombettes, allant de la rue de la Rochette à l'avenue de Caen.

Le 13 septembre 1884
Les pélerins eurois souhaitant prendre part au pélérinage à Lourdes du 22 suivant peuvent se procurer un billet au tarif préférentiel auprès de l’abbé Odieuvre, trésorier du comité, pour le train spécial au départ de la gare d’Évreux à une heure trente du matin.

Le 22 septembre 1884
Quelques centaines de pélerins eurois prennent le train spécial d'une heure trente du matin, au départ de la gare d’Évreux, pour se rendre à Lourdes où un programme particulièrement chargé les attend jusqu'au 27 suivant.

Le 29 septembre 1884
Employé à la succursale de la Banque de France de Clermont-Ferrand en fuite pour détournement de fonds, un certain Christin est arrêté à Évreux en compagnie de sa maîtresse par le brigadier de sûreté Melin.

Le 13 octobre 1884
Naissance au 11 rue de la Préfecture à Évreux d'Albert Ernest Queulevée, dit « François Albert Quelvée », élève de Maurice Denis, peintre, graveur, décorateur et illustrateur.
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Salle de bains conçue par M. Quelvée pour le Pavillon de la céramique à l'Exposition internationale des Arts et Techniques de 1937
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Le même jour
La sépulture de Jean de La Cour d'Aubergenville est retrouvée lors de l’installation d’un calorifère dans la cathédrale Notre-Dame d’Évreux.

Le 22 octobre 1884
Mariage à Évreux du futur député eurois Ernest Géraud Charles Aubourg de Boury et de Suzanne Méry de Bellegarde, fille d'un ancien maire de Berthenonville en Seine-et-Oise.

Le 27 octobre 1884
Le tireur ébroïcien Doucerain est récompensé à la salle des fêtes du palais du Trocadéro à Paris pour ses résultats à l'épreuve des 300 mètres de distance lors du Concours national de tir.

Le 11 novembre 1884
Affairés aux travaux de terrassement de la nouvelle route de Paris, des ouvriers mettent au jour un sarcophage en pierre d'environ 2,10 mètres de longueur et de 72 centimètres de largeur.
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Un des sarcophages mérovingiens disposé au jardin botanique, actuel parc François-Mitterrand
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Le 27 décembre 1884
Major d’infanterie en retraite, vétéran de cinq campagnes de guerre et commandant du bureau de recrutement militaire d’Évreux, Isidore Joseph Bonaventure Balmitgère est fait officier de la Légion d’honneur après 39 années de service.

Le 31 décembre 1884
Depuis le premier jour de l'année, ce sont 92 personnes qui ont été jugées par la cour d'assises de l'Eure siégeant à Évreux.

Le même jour
L'asile d'aliénés de Navarre compte 612 pensionnaires dont 275 hommes et 337 femmes.

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